S’occuper du jardin en septembre

 

En septembre le jardin de sait plus à quelle saison se vouer.

La pelouse est desséchée par endroit, mais pousse comme de la mauvaise herbe à d’autres. Certains massifs n’en finissent plus de fleurir (tant qu’on les soulage de leurs fleurs fanées) là où d’autres ne se couvrent que de feuilles.

La baisse des températures, les éclaircies et les pluies abondantes gorgent vos plantes de vitalités. Malheureusement, elles gorgent parfois aussi le sol à outrance, alors comment agir face à un sol détrempé ?

 

Attention à la sensibilité des végétaux

Les espèces qui raffolent de la sècheresse sont aussi rares que celles qui supportent les eaux stagnantes. En fait, la plupart des plantes réalisent leurs échanges gazeux grâce aux feuilles, mais ne peuvent tirer des nutriments que de la terre autour de leurs racines, celles-ci servant de système digestif intégral. Elles absorbent en effet l’eau et les sels minéraux le long de leurs longs fils, en plus d’assurer ancrage et stabilité à la plante.

Alors, que se passe-t-il quand les racines trempent dans l’eau trop longtemps ? Dans un premier temps, elles s’asphyxient, ce que certaines plantes peuvent supporter quelques heures, au plus deux ou trois jours. Si l’eau est toujours présente au-delà, les racines pourrissent et la plante meurt rapidement.

 

Assurez la stabilité du terrain

Si les fortes pluies peuvent détruire votre beau jardin d’ornement, elles entraînent également un risque autour des zones construites. Selon la nature du sol (argile, sable, graviers…) elles peuvent générer des coulées d’eau boueuse inesthétique dans le jardin. Dans les cas les plus graves, il existe un risque d’effondrements ou glissements de terrain.

 


Si vous constatez de l’eau ruisselante ou stagnante à chaque pluie, vous pouvez améliorer la situation


 

Le drainage des allées

Inthedeco vous invite à regarder la vidéo de Silence ça pousse, disponible sous ce lien :

 

 

L’écoulement

Si le drainage est insuffisant, ou pour faire face aux pluies trop violentes pour l’absorption du sol, essayez de créer des rigoles le long des massifs, en y ajoutant une petite pente. Vous pouvez les bétonner, les daller ou y insérer un caniveau préformé (avec ou sans grille) en matériau imputrescible (pvc, polyester, fibre de verre). Les premiers prix en magasin de bricolage coûtent entre 8 et 10 euros le mètre.

 

La préparation du jardin avant les plantations

Selon le temps dont vous disposez, vous pouvez préparer le jardin pour éviter d’asphyxier les plantes avec les eaux stagnantes :

  • Gros travaux : installer des tuyaux de drainage sous le sol, déposés entre 2 géotextiles avec une pente, puis recouvrir de terre ; dans la mesure du possible, guider l’évacuation en direction d’un bassin, d’un bassin ou d’un réservoir ;
  • Travaux moyens : creuser un trou dont le fond sera en nette pente ; le remplir d’une épaisse couche de gros cailloux (30cm), puis de graviers (20cm) puis disposer la terre sur un géotextile (pour éviter qu’elle ne s’insère entre les graviers) ;
  • Mini travaux : réaliser des buttes pour y installer les plantes les plus fragiles
  • Zéro travaux : choisir des plantes qui aiment avoir les racines dans l’eau ! Demandez à votre jardinier conseil les plantes de berges ou marécageuses, qui apprécient la boue et les eaux stagnantes. Il vous proposera des iris, des joncs, des papyrus, des roseaux…

 

L’été vous manque ? Retournez jeter un œil aux soins du jardin en août

 

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